Une maison que personne ne savait comment vendre
Elle est l’une des plus anciennes maisons de Montrouge. Bâtie en 1845, en plein hypercentre, à quelques pas des commerces et des transports. Deux cent trente-trois mètres carrés habitables sur trois niveaux, douze pièces, un triple séjour, un grand sous-sol, et surtout une parcelle de 720 m² dont 490 m² de jardin — une respiration devenue introuvable à cet endroit. Un perron à double volée, des ferronneries, un mascaron sculpté au-dessus de la porte.
Et un problème : la maison était à l’abandon depuis plus de trente ans. Plafonds effondrés, sols à nu, jardin repris par la végétation, DPE classé G. Une rénovation complète, du sol au toit.
Un bien comme celui-là ne se vend pas avec une annonce. Devant une maison dans cet état, un acquéreur ne voit pas un bien : il voit une inconnue. Combien de travaux exactement ? A-t-on le droit d’agrandir ? Peut-on détacher un lot du terrain ? Que dira la mairie ? Tant que ces questions restent ouvertes, personne ne fait d’offre sérieuse — et les rares qui en font une la calent au plus bas, pour se protéger de ce qu’ils ignorent. Nous avons donc décidé de répondre à ces questions avant de mettre le bien en vente.
Le dossier que nous avons monté
Un géomètre et une étude de division parcellaire
Sur 720 m² en hypercentre, la première question de tout acquéreur averti est : qu’est-ce qui est détachable ? Nous avons fait intervenir un géomètre-expert pour le dire noir sur blanc, plan à l’appui, plutôt que de laisser chacun l’imaginer.
Des devis de rénovation et d’extension
Pas une estimation au doigt mouillé : de vrais devis d’entreprises, pour la rénovation complète comme pour l’extension envisageable. Un acquéreur qui connaît le montant des travaux ne provisionne plus l’inconnu — il calcule.
Des projections, dedans comme dehors
Nous avons fait produire des projections de ce que la maison pouvait devenir : la distribution intérieure, mais aussi le jardin redessiné. Personne ne tombe amoureux d’un plafond effondré. En revanche, on tombe amoureux d’un projet, à condition de pouvoir le voir.
Un cadrage d’urbanisme, avec la mairie
Rapports d’urbanisme et échanges directs avec les services de la Ville, pour établir ce qui était autorisable et ce qui ne l’était pas. C’est la partie que personne ne fait, et c’est celle qui débloque tout : un acquéreur n’achète pas un potentiel, il achète un potentiel autorisé.
Un travail de promoteur, sans sacrifier le patrimoine
Sur une parcelle de 720 m² en hypercentre, la facilité aurait été de raser et de vendre du terrain à bâtir. Nous avons travaillé dans l’autre sens : conserver la maison de 1845, son perron, ses ferronneries, son mascaron, et faire entrer le confort d’aujourd’hui autour de ce qui existait déjà. C’est un métier qui tient autant de la promotion immobilière que de la transaction : coordonner le géomètre, les entreprises, l’urbanisme et le vendeur, jusqu’à ce que le projet tienne debout sur le papier. C’est ce projet-là qui s’est vendu, pas la ruine.
Signée 1 210 000 €.
Mandat exclusif confié en mars 2024, vente signée en décembre 2025. Une maison restée trente ans sans acquéreur a trouvé le sien — parce qu’elle n’était plus un point d’interrogation.
Et le DPE ?
Classé G en énergie comme en émissions : 504 kWh/m²/an et 146 kg CO&sub2;/m²/an, soit entre 7 670 € et 10 420 € de dépenses annuelles estimées en l’état. Nous ne l’avons ni caché ni minimisé — nous l’avons chiffré. Sur un bien qui doit être entièrement repris, le DPE n’est pas un verdict, c’est une ligne du devis : isolation, menuiseries et chauffage font partie du chantier de toute façon. La question n’est pas « combien coûte cette étiquette », mais « où sera-t-elle après travaux, et pour quel budget ». C’est à cette question-là que nos devis répondaient.
Ce que ça change pour vous, si vous vendez
Si votre bien est en mauvais état, classé F ou G, ou porteur d’un potentiel que personne ne voit, la pire stratégie est de le publier tel quel et d’attendre. Ce qui se produit alors est mécanique : les visites s’enchaînent sans offre, le bien s’use sur le marché, et la seule variable qui bouge est le prix.
Un bien à rénover se vend au prix du marché de la rénovation, pas à celui du bien fini : cela, aucun dossier ne le changera. En revanche, un dossier complet retire l’inconnue — et c’est l’inconnue, pas les travaux, qui fait fuir les acquéreurs. Si vous hésitez à mettre en vente un bien dans cet état, parlons-en avant : c’est en amont que tout se joue.
Un bien à rénover, un terrain, un projet ?
Nous étudions la faisabilité avant de parler de prix. Estimation gratuite et confidentielle.
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Par respect pour les parties, l’adresse exacte du bien et l’identité des vendeurs comme des acquéreurs ne sont pas publiées. Chiffres issus de nos dossiers de vente : mandat exclusif de mars 2024, vente signée 1 210 000 € en décembre 2025.