L’acquéreur se rétracte. Et maintenant ?
C’est le scénario que redoute tout vendeur. La promesse de vente est signée chez le notaire, le dossier est bouclé, on commence à se projeter ailleurs — et l’acquéreur exerce son droit de rétractation. C’est ce qui est arrivé sur cet appartement de Montrouge au printemps 2026. Pour une raison qui n’avait rien à voir avec le bien : un changement de situation professionnelle, survenu entre l’offre et la signature.
Du jour au lendemain, le bien était de nouveau à vendre. Une semaine plus tard, il était revendu. Voici comment.
Le droit de rétractation, en clair
Tout acquéreur non professionnel dispose d’un délai de rétractation de dix jours, qui court à compter du lendemain de la notification de la promesse ou du compromis. Pendant ces dix jours, il peut renoncer sans avoir à se justifier et son dépôt de garantie lui est intégralement restitué. Le vendeur, lui, ne dispose d’aucun droit équivalent : il est engagé dès sa signature. C’est un déséquilibre voulu par la loi, et il ne se négocie pas. La seule chose qui se prépare, c’est ce qu’on fait le onzième jour.
Pourquoi une semaine a suffi
Parce que nous n’avons pas eu à recommencer. Une vente ne s’arrête pas à l’acquéreur qui signe : derrière lui, il y a tous ceux qui ont visité, qui ont hésité, qui sont arrivés une semaine trop tard, ou dont le financement n’était pas encore prêt au bon moment. Nous gardons ce vivier vivant, avec les critères de chacun, ce qu’il a aimé et ce qui l’a retenu. Sur ce bien, 286 acquéreurs de notre fichier avaient été identifiés et contactés depuis la mise en marché. Quand l’appartement est redevenu disponible, nous savions déjà à qui téléphoner — et dans quel ordre.
La deuxième raison tient au bien lui-même. Un appartement de trois pièces à Montrouge, il s’en vend chaque semaine. Un appartement de trois pièces avec 148 m² de jardin privatif et une terrasse de 22 m², dans une résidence de 2015 avec ascenseur, parking et cave, il ne s’en vend pas trois par an. C’est le plus grand jardin que nous ayons vendu avec un appartement. Un bien de ce genre ne trouve pas son acquéreur par le volume d’exposition : il le trouve parce qu’on sait précisément qui le cherche. Une famille qui veut un jardin sans quitter la ville, sans les charges d’une maison et sans travaux. Ils ne sont pas nombreux ; ils sont identifiables.
Ce que nous avons fait, concrètement
Ne pas baisser le prix
C’est le premier réflexe, et c’est le mauvais. Un acquéreur qui se rétracte pour un motif personnel ne dit rien sur la valeur du bien. Baisser le prix aurait envoyé le signal inverse : que quelque chose clochait. Le bien est reparti au même prix, et c’est à ce prix qu’il s’est vendu.
Rappeler le vivier avant de rouvrir l’annonce
Avant toute rediffusion publique, nous avons repris un par un les acquéreurs qui s’étaient positionnés ou avaient marqué un intérêt sérieux. Une campagne SMS était partie le 2 avril vers 240 d’entre eux avec la vidéo du bien ; ces contacts-là étaient chauds, informés, et beaucoup avaient déjà visité. C’est dans ce vivier que l’acquéreur définitif s’est trouvé.
Garder le dossier prêt à repartir
Diagnostics à jour, procès-verbaux d’assemblée générale, carnet d’entretien de l’immeuble, plans, taxe foncière, acte notarié : tout avait été rassemblé pour la première promesse et rien n’avait bougé. Le notaire a pu repartir d’un dossier complet. C’est ce qui permet d’enchaîner en jours plutôt qu’en mois.
Une semaine. Et le bien était revendu.
Affiché 640 000 €, signé 635 000 €. La rétractation a coûté quelques semaines au vendeur, et rien de plus : le bien est reparti au même prix et a retrouvé un acquéreur en une semaine.
La fiche du bien
Appartement de 65,8 m² loi Carrez, 3 pièces, 2 chambres, en rez-de-jardin d’une résidence de 2015. Séjour-cuisine de 27 m² ouvert de plain-pied sur la terrasse de 22 m² et le jardin privatif de 148 m², exposé ouest. Ascenseur, parking, cave, local à vélos, accès PMR. Charges de copropriété 238 € par mois. Excellent état, aucuns travaux à prévoir. DPE C et GES C : 112 kWh/m²/an et 22 kg CO&sub2;/m²/an — une performance rare pour Montrouge, où le parc ancien domine largement.
Ce que ça change pour vous, si vous vendez
Une rétractation n’est pas un échec de vente, c’est un aléa du métier. Elle arrive, elle est légale, et elle n’a le plus souvent aucun rapport avec votre bien. Ce qui fait la différence, c’est ce qui existe avant : est-ce que votre agent a gardé le contact avec les autres acquéreurs, ou est-ce qu’il a fermé le dossier le jour de la promesse ? Une agence qui vend au premier venu et archive le reste vous fait repartir de zéro. Une agence qui entretient son fichier vous fait repartir du deuxième.
Et si votre bien a quelque chose d’unique — un jardin, un volume, un dernier étage, un atelier — la question à poser à votre agent n’est pas « sur combien de portails allez-vous le diffuser ? » mais « combien d’acquéreurs cherchant exactement cela avez-vous dans votre fichier aujourd’hui ? »
Votre bien a quelque chose d’unique ?
Estimation gratuite et confidentielle, et le nombre exact d’acquéreurs de notre fichier qui correspondent à votre bien.
Estimer mon bien Appeler l’agence · 01 41 41 00 44Pour aller plus loin — les prix de l’immobilier à Montrouge, le guide pour vendre à Montrouge, nos autres ventes réussies et tous les biens que nous avons vendus.
Par respect pour les parties, l’adresse exacte du bien et l’identité des vendeurs comme des acquéreurs ne sont pas publiées. Chiffres issus de nos dossiers de vente : mandat exclusif d’avril 2026, prix affiché 640 000 €, prix signé 635 000 € frais d’agence inclus.